Choisir entre PASS et LAS pour devenir pharmacien après le bac ne consiste pas seulement à sélectionner une formation sur Parcoursup. Ce choix d’études engage une manière de travailler, un niveau de pression acceptable et une stratégie de poursuite d’études en cas de non-admission en pharmacie. Les deux parcours donnent accès aux filières de santé, dont la pharmacie, mais leur organisation diffère profondément : le PASS place la santé au centre du programme, tandis que la LAS repose sur une licence disciplinaire complétée par une option santé.
Le futur pharmacien ne se limite plus à la délivrance des médicaments en officine. Il peut exercer à l’hôpital, dans l’industrie, la recherche, la biologie médicale, la distribution ou les affaires réglementaires. Les débouchés professionnels de la pharmacie rendent donc l’orientation universitaire encore plus stratégique : il faut viser l’accès aux études de pharmacie sans négliger la construction d’un parcours durable. Entre intensité immédiate, sécurité du diplôme et profil personnel, la bonne voie d’accès est celle qui permet de tenir le rythme sans perdre de vue son projet professionnel.
En bref : PASS ou LAS pour entrer en études de pharmacie
- Le PASS comprend majoritairement des enseignements de santé et une mineure disciplinaire ; il convient aux profils très déterminés, solides en sciences et à l’aise avec un travail intensif.
- La LAS associe une licence principale, comme biologie, chimie ou STAPS, à une option santé ; elle sécurise davantage le parcours universitaire.
- Les deux voies permettent de candidater en pharmacie : une fois admis, le statut et le programme sont identiques, quelle que soit l’origine du parcours.
- Les résultats varient fortement selon les universités : les taux publiés localement et les capacités d’accueil doivent être vérifiés avant les vœux Parcoursup.
- Le choix dépend moins de la mention au bac que de la méthode de travail, de la résistance à la pression et de l’existence d’un projet alternatif crédible.
PASS ou LAS : comprendre les deux voies d’accès aux études de pharmacie
Depuis la réforme des études de santé engagée en 2020, le PASS et la LAS remplacent la première année commune aux études de santé. Pour un lycéen qui souhaite devenir pharmacien, ces deux dispositifs constituent la porte d’entrée universitaire vers les filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et, selon les établissements, kinésithérapie. La différence ne porte donc pas sur le métier visé, mais sur l’équilibre entre enseignements de santé et discipline universitaire.
Le PASS, ou parcours d’accès spécifique santé, place les matières biomédicales au premier plan. Biologie cellulaire, biochimie, chimie, physique, anatomie, santé publique et sciences humaines médicales occupent l’essentiel du calendrier. Une mineure, souvent choisie parmi la biologie, le droit, la psychologie ou les sciences, complète le cursus. Elle représente habituellement environ un cinquième de la formation. Cette mineure compte réellement dans les résultats : elle ne doit jamais être traitée comme un simple supplément.
La LAS, ou licence avec accès santé, adopte la logique inverse. L’étudiant s’inscrit d’abord dans une licence : sciences de la vie, chimie, STAPS, droit, psychologie ou sciences humaines, selon l’offre locale. Il suit en parallèle une option santé. La majeure disciplinaire constitue généralement entre 70 % et 80 % de son emploi du temps. Cette formule permet de construire une véritable progression dans une matière universitaire, tout en préparant une candidature à la formation santé.
| Critère | PASS | LAS |
|---|---|---|
| Organisation du programme | Majeure santé et mineure disciplinaire | Licence disciplinaire et option santé |
| Objectif principal | Préparer une admission rapide dans les filières de santé | Valider une licence tout en gardant l’accès santé |
| Rythme de travail | Très concentré sur les matières biomédicales | Double exigence entre licence et enseignements santé |
| Plan de poursuite d’études | Lié aux résultats dans la mineure | Naturellement intégré à la licence choisie |
| Accès à la pharmacie | Oui, selon classement et capacités d’accueil | Oui, selon classement et capacités d’accueil |
Dans les deux cas, l’admission ne repose pas uniquement sur des épreuves écrites. Les universités peuvent articuler résultats universitaires, épreuves d’admission complémentaires et oraux. Le terme de concours pharmacie reste très utilisé dans les échanges entre étudiants, même si les modalités d’accès relèvent désormais d’une sélection universitaire organisée localement. Les règles précises, les coefficients et les places disponibles doivent être consultés sur les pages de l’université concernée.
Le parcours de Clara illustre bien cette différence. Très attirée par les médicaments et la recherche clinique, elle hésitait entre un PASS avec mineure chimie et une LAS chimie. Son intérêt pour les mécanismes moléculaires était fort, mais elle souhaitait aussi garder une perspective vers un master de chimie si la pharmacie ne se concrétisait pas. La LAS lui apportait ce cadre. À l’inverse, un élève déjà certain de son projet d’officine ou d’industrie et parfaitement à l’aise avec un volume massif de sciences de la santé peut préférer l’immersion du PASS.
Une idée doit guider la décision : PASS et LAS mènent au même diplôme de docteur en pharmacie, mais elles ne protègent pas le parcours de la même manière.
Choisir un PASS pour devenir pharmacien : rythme, avantages et limites
Le PASS attire souvent les candidats dont le projet de formation santé est déjà très affirmé. Son principal avantage est sa cohérence : l’étudiant consacre l’essentiel de sa première année aux connaissances qui seront mobilisées pour accéder aux études de pharmacie. Cette immersion précoce peut convenir à un profil qui aime les sciences expérimentales, les raisonnements rapides, les QCM et l’apprentissage régulier de volumes importants.
Le rythme est toutefois exigeant. Dans les périodes de préparation intensive, certains étudiants consacrent l’équivalent de huit à douze heures quotidiennes aux cours, aux révisions et aux entraînements. Le problème ne réside pas seulement dans la quantité de notions à mémoriser. Il faut aussi savoir les restituer avec précision, repérer les formulations ambiguës et maintenir une méthode stable pendant plusieurs mois. Un bon niveau en terminale est utile, mais il ne garantit pas cette endurance.
Le PASS peut être particulièrement pertinent pour un bachelier général ayant suivi des enseignements de spécialité scientifiques, notamment physique-chimie et sciences de la vie et de la Terre, et qui possède déjà une méthode de travail autonome. Il ne s’agit pas de réserver cette voie aux élèves ayant une mention très bien. Un étudiant avec une mention bien, rigoureux et capable de corriger rapidement ses lacunes, peut y réussir. À l’inverse, une excellente moyenne scolaire ne compense pas une organisation fragile ou une difficulté à gérer la compétition.
La mineure du PASS, un choix qui doit rester cohérent
La mineure joue deux rôles. Elle entre dans l’évaluation, mais elle peut aussi servir de point d’appui pour une réorientation. Une mineure biologie ou chimie reste logiquement liée au projet pharmaceutique et facilite une poursuite en sciences. Une mineure droit peut ouvrir une réflexion vers les métiers du médicament, de la réglementation ou de la propriété intellectuelle. Une mineure psychologie peut intéresser un élève attiré par la relation de soin, sans offrir les mêmes continuités scientifiques.
Le risque classique consiste à sélectionner une mineure jugée facile sans considérer ses débouchés ni son contenu. Si l’accès aux études de pharmacie n’est pas obtenu, l’étudiant devra pouvoir se projeter dans cette discipline. Les modalités de passage vers une deuxième année dépendent des résultats et de l’organisation de chaque établissement. Le PASS n’est donc pas une année isolée : il doit s’inscrire dans un parcours réaliste, même lorsqu’il est choisi avec une forte détermination.
Les données publiées par les universités mettent souvent en évidence un accès en deuxième année plus fréquent depuis le PASS que depuis une LAS en première année. Des fourchettes de l’ordre de 15 à 20 % sont parfois observées en PASS, contre 8 à 12 % pour certaines LAS1. Ces chiffres ne doivent pas être interprétés comme une promesse. Les candidats inscrits en PASS ont fréquemment un profil très orienté santé et suivent un volume plus élevé d’enseignements directement liés aux épreuves.
La pression est également une donnée concrète. Se comparer continuellement à d’autres étudiants, mesurer chaque résultat et vouloir rattraper chaque chapitre peut fragiliser l’équilibre personnel. Un emploi du temps efficace prévoit des plages de travail, des exercices chronométrés, des temps de récupération et un suivi des erreurs. Le futur pharmacien devra apprendre tout au long de sa carrière ; la première année récompense donc moins la surchauffe ponctuelle que la régularité.
Le PASS donne une voie directe vers les études de pharmacie, mais sa vraie force apparaît lorsque l’étudiant accepte une règle simple : viser la santé ne dispense jamais de préparer une alternative universitaire sérieuse.
LAS et études de pharmacie : construire un projet sécurisé sans renoncer à la santé
La LAS convient aux étudiants qui souhaitent conserver l’objectif de devenir pharmacien tout en avançant dans une discipline académique complète. Elle ne constitue pas une version facile du PASS. L’étudiant doit obtenir de bons résultats dans sa licence, suivre l’option santé et préparer une candidature sélective. Sa force réside dans la continuité : si l’accès aux études de pharmacie n’est pas immédiat, le cursus garde une valeur universitaire claire.
Une LAS sciences de la vie ou biologie paraît souvent naturelle pour la pharmacie. Les notions de génétique, physiologie, biologie cellulaire et biochimie créent des passerelles avec la formation santé. La charge mentale liée au changement de vocabulaire est parfois plus faible que dans une LAS droit ou psychologie. Cela ne signifie pas qu’elle garantit de meilleurs résultats : la licence scientifique demande elle aussi une maîtrise des travaux pratiques, des raisonnements expérimentaux et des examens disciplinaires.
Une LAS chimie représente une autre option très cohérente. La chimie organique, l’analyse, les équilibres et les propriétés des molécules font écho à des domaines centraux du médicament. Pour un lycéen attiré par la formulation, le contrôle qualité ou l’industrie pharmaceutique, cette majeure permet de consolider une culture scientifique utile, même si la candidature en pharmacie est différée. La pharmacie propose d’ailleurs des champs professionnels très variés, depuis l’officine jusqu’aux métiers industriels et hospitaliers.
Des licences plus éloignées mais parfois très pertinentes
Une LAS STAPS peut séduire les étudiants intéressés par la prévention, l’activité physique adaptée et le sport-santé. Une LAS psychologie développe une compréhension précieuse des comportements et de la relation avec les patients. Droit, économie ou sciences humaines peuvent aussi exister dans certaines universités. Ces voies exigent toutefois un effort supplémentaire pour acquérir les bases biomédicales de l’option santé. Elles doivent être choisies par intérêt réel, non dans l’espoir d’un parcours supposé moins compétitif.
Clara, qui avait retenu la LAS chimie, a pu consacrer son premier semestre à comprendre ses points faibles : la vitesse de réponse aux QCM et l’analyse de données biologiques. Plutôt que de considérer une première candidature non retenue comme un arrêt, elle a poursuivi en deuxième année de licence, renforcé ses acquis et représenté sa candidature avec un dossier plus solide. Dans plusieurs universités, les résultats des étudiants en LAS2 ou LAS3 peuvent être nettement meilleurs que ceux de LAS1, parfois autour de 25 à 30 % dans certains contextes locaux.
Les règles générales encadrent le nombre de candidatures aux formations de santé : le principe est celui de deux candidatures au maximum, sous conditions de validation d’ECTS et selon le calendrier de l’université. Les présentations simplifiées qui évoquent trois tentatives automatiques en LAS sont trompeuses. Une LAS peut ouvrir une candidature en L1, L2 ou L3, mais le droit à candidater reste réglementé. Seul le règlement de l’établissement permet de connaître les possibilités exactes.
La LAS offre une stratégie rassurante pour l’étudiant qui n’est pas prêt à tout miser sur une seule année. Elle exige néanmoins de ne pas reléguer l’option santé au second plan. Valider brillamment la majeure sans préparer les contenus sanitaires ne suffit pas pour intégrer la pharmacie. Une organisation équilibrée peut prévoir des créneaux fixes pour la licence, des révisions ciblées pour l’option santé et des entraînements réguliers aux modalités de sélection.
Le bon raisonnement n’est donc pas « quelle LAS est la plus simple ? », mais quelle licence resterait motivante et utile si l’accès à la pharmacie demandait davantage de temps ?
Comparer PASS et LAS selon son profil, Parcoursup et le concours pharmacie
Le choix entre PASS et LAS gagne à être traité comme une décision d’orientation universitaire complète. La première question est simple : le projet de pharmacien est-il exclusif, ou s’accompagne-t-il d’un intérêt durable pour une autre discipline ? Un candidat qui répond sans hésiter qu’il se voit dans la dispensation, le conseil thérapeutique, l’industrie du médicament ou l’hôpital peut envisager le PASS. Celui qui apprécie aussi la chimie, la biologie, le sport ou le droit doit examiner ce que la LAS lui permettrait de construire.
La seconde question concerne la relation au risque. Le PASS concentre très tôt l’effort vers la santé. Cette intensité peut être stimulante pour certains profils, car tout le programme semble orienté vers le même objectif. Pour d’autres, elle crée une pression disproportionnée. La LAS répartit les enjeux : l’étudiant avance vers un diplôme de licence tout en conservant sa voie d’accès aux études de pharmacie. Cette sécurité a un prix, celui d’une double exigence durable.
Sur Parcoursup, formuler des vœux dans les deux dispositifs est souvent une démarche prudente. Un candidat peut demander plusieurs PASS et plusieurs LAS, sous réserve des règles habituelles de la plateforme et des formations proposées. Diversifier les villes et les établissements évite de dépendre d’une seule capacité d’accueil. Les fiches de formation indiquent les attendus, le profil des admis et parfois les données de réussite. Elles doivent être lues avec attention, sans transformer un taux en verdict personnel.
Les universités n’organisent pas toutes les mêmes mineures, les mêmes licences LAS ni les mêmes modalités de sélection. Paris, Lyon, Montpellier ou d’autres villes publient des informations qui peuvent être très différentes. Comparer les résultats nécessite de regarder le nombre de candidats, les places ouvertes en pharmacie, la part d’admis par voie et les conditions de poursuite. Une université affichant un taux élevé peut simplement recevoir un public plus sélectionné ; une autre, avec un taux plus modeste, peut offrir un cadre pédagogique adapté à certains profils.
Une grille de décision concrète avant les vœux
Pour transformer l’hésitation en choix raisonné, un lycéen peut examiner plusieurs critères personnels :
- Le niveau scientifique réel : maîtrise des calculs, compréhension des mécanismes biologiques, précision en chimie et capacité à rattraper un chapitre complexe.
- La méthode de travail : aptitude à planifier, à réviser activement, à refaire des exercices et à analyser les erreurs plutôt qu’à relire passivement.
- La tolérance à la compétition : capacité à rester stable malgré les classements, les résultats variables et la densité des évaluations.
- Le projet alternatif : intérêt sincère pour une licence et ses débouchés si l’admission en pharmacie n’est pas obtenue dès la première tentative.
- L’environnement concret : temps de transport, budget, logement, soutien familial et accès aux ressources universitaires.
La mention obtenue au baccalauréat reste un indicateur parmi d’autres. Elle renseigne sur les acquis académiques, mais pas toujours sur la faculté à tenir neuf mois d’apprentissage intensif. Un bon élève qui travaille seul sans vérifier sa compréhension peut se retrouver déstabilisé. À l’inverse, un étudiant moins confiant au départ mais méthodique, entouré et régulier peut progresser fortement.
Le futur métier donne aussi du sens au choix. Les patients attendent désormais du pharmacien une écoute, une explication claire des traitements et un accompagnement de prévention. Ces évolutions sont détaillées dans les attentes des patients envers les pharmaciens. Préparer la première année ne doit donc pas effacer les compétences relationnelles et l’intérêt pour la santé publique.
Le meilleur choix d’études est celui qui associe ambition et lucidité : un parcours exigeant reste plus solide lorsqu’il correspond réellement aux capacités, aux préférences et au plan de progression de l’étudiant.
Après l’admission en pharmacie : parcours, spécialités et perspectives professionnelles
Une fois admis en deuxième année, l’étudiant issu de PASS et celui issu de LAS suivent le même cursus de pharmacie. L’origine de la voie d’accès ne crée aucune différence de statut. Les enseignements abordent progressivement les sciences du médicament, la pharmacologie, la physiologie, la microbiologie, l’immunologie, la galénique, la toxicologie et la législation. Le diplôme d’État de docteur en pharmacie exige au minimum six années d’études après le bac, avec une durée plus longue pour certains parcours spécialisés.
La deuxième année demande déjà une adaptation. Les connaissances deviennent plus intégrées : un médicament ne se résume pas à une molécule, il implique une indication, une dose, des contre-indications, des effets indésirables, des interactions et des conditions de dispensation. L’étudiant venant d’une LAS biologie ou chimie peut retrouver quelques repères scientifiques. Celui venant d’un PASS a souvent déjà consolidé un volume important de matières santé. Pourtant, l’écart s’atténue rapidement lorsque le travail est régulier.
Les stages participent fortement à la construction du projet. L’officine permet de comprendre le rôle de proximité du pharmacien, tandis que l’hôpital fait découvrir la pharmacie clinique, la sécurisation des prescriptions et les circuits des produits de santé. L’industrie ouvre des voies vers la production, l’assurance qualité, les affaires réglementaires, la pharmacovigilance, la recherche et le développement. Les spécialisations accessibles au cours du cursus confirment que le diplôme ne mène pas vers une seule pratique : les spécialisations en pharmacie répondent à des projets professionnels très différents.
Le projet professionnel éclaire rétrospectivement le choix PASS ou LAS
Un étudiant attiré par l’industrie pharmaceutique peut trouver dans une LAS chimie ou biologie une première cohérence avec les procédés de fabrication et l’analyse des substances actives. Un futur pharmacien d’officine peut apprécier une LAS psychologie ou sciences humaines pour son apport dans la relation thérapeutique. Ces affinités ne constituent pas des obligations : le cursus de pharmacie apporte les compétences nécessaires à tous les admis. Elles peuvent toutefois aider à sélectionner une majeure motivante et un plan B crédible.
Les évolutions technologiques modifient aussi les pratiques. Ordonnances numériques, téléservices, outils d’aide à la décision et suivi coordonné des patients complètent le travail du pharmacien sans remplacer son jugement clinique. Comprendre la place de la technologie dans la santé et la pharmacie permet de mesurer pourquoi les études demandent à la fois rigueur scientifique, esprit critique et compétences humaines.
Pour les candidats qui n’obtiennent pas l’admission dès la première année, la poursuite d’études doit être abordée sans dévalorisation. Depuis une LAS, continuer en L2 ou L3 de la majeure permet de consolider un diplôme et, lorsque les conditions sont réunies, de présenter une nouvelle candidature. Depuis un PASS, les possibilités de réorientation dépendent surtout de la mineure validée et des admissions proposées. Les formations paramédicales, les licences scientifiques, certains BTS et les écoles spécialisées peuvent aussi correspondre à un projet reformulé.
Le choix initial n’enferme donc pas totalement l’avenir, mais il structure les possibilités à court terme. Un élève doit vérifier les modalités de sa faculté, les passerelles possibles, les enseignements de la mineure ou de la majeure, et les dates liées à Parcoursup. La pharmacie reste une formation santé sélective, mais elle offre une diversité de métiers qui justifie une préparation réfléchie.
Pour devenir pharmacien, la question décisive n’est pas de trouver une voie universellement meilleure : il faut choisir le PASS ou la LAS qui permet de réussir académiquement tout en préservant un parcours professionnel cohérent.
Questions fréquentes sur PASS, LAS et l’accès aux études de pharmacie
Peut-on s’inscrire simultanément en PASS et en LAS ?
Non. Pour une même année universitaire, l’étudiant suit soit un PASS, soit une LAS. En revanche, il peut formuler des vœux dans les deux voies sur Parcoursup et choisir la formation dans laquelle il est admis. Une réorientation du PASS vers une LAS peut être envisagée l’année suivante selon les résultats obtenus et les règles de l’université d’accueil.
La LAS biologie est-elle plus facile que le PASS pour devenir pharmacien ?
Non, les deux parcours sont exigeants mais diffèrent dans leur organisation. La LAS biologie partage plusieurs bases scientifiques avec la santé, ce qui peut faciliter la compréhension de certains thèmes. Elle impose cependant de réussir les examens de licence tout en préparant l’option santé. Le PASS concentre davantage le travail sur les disciplines biomédicales dès la première année.
Combien de fois peut-on candidater aux études de pharmacie ?
Le cadre général prévoit deux candidatures au maximum aux formations de santé, sous réserve de valider le nombre d’ECTS demandé et de respecter les conditions propres à l’université. Les opportunités peuvent être réparties entre PASS et LAS selon le parcours suivi. Il faut consulter le règlement local, car les modalités pratiques diffèrent d’un établissement à l’autre.
Une université privée peut-elle délivrer un PASS ou une LAS ?
Le PASS et la LAS relèvent des universités publiques. Certains établissements privés proposent des préparations ou un accompagnement méthodologique, mais ils ne remplacent pas l’inscription officielle dans une université publique. La candidature aux études de pharmacie passe par le cadre universitaire habilité.
Faut-il choisir PASS si l’objectif est uniquement la pharmacie ?
Le PASS peut être adapté à un projet pharmaceutique très affirmé et à un étudiant qui supporte une forte intensité de travail dès la rentrée. La LAS reste pertinente si le candidat veut sécuriser une licence, progresser plus graduellement ou conserver un second projet solide en biologie, chimie, droit, STAPS ou psychologie.